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Afrique : 3 obstacles qui empêchent les femmes de participer à l’économie numérique

Les Tic et internet sont de puissants moyens d’autonomisation les femmes. En effet, selon les experts de la Banque Mondiale, l’économie numérique peut permettre aux femmes des pays en développement, comme ceux d’Afrique, de gagner leur vie, même lorsqu’elles sont exclues des marchés de l’emploi traditionnels. Mais pour y arriver, trois obstacles restes à franchir …

Le premier obstacle identifié réside dans les inégalités qui existent en matière d’accès à Internet. Alors que des progrès rapides ont été enregistrés dans le domaine du numérique, notamment concernant le taux de pénétration des appareils mobiles, une immense fracture subsiste en matière d’accès à Internet. Ainsi, selon le prochain Rapport sur le développement dans le monde, seuls 18 % des hommes africains ont accès à Internet contre 12 % pour les femmes africaines.

L’éducation des femmes aux technologies numériques constitue le second obstacle. Pour les experts, les formations disponibles sont déplorablement inadaptées aux opportunités qui existent sur le marché. En effet, en Afrique par exemple, certains programmes universitaires en sciences informatiques n’accordent aucune place au codage, une compétence pourtant essentielle au sein du secteur. C’est pour répondre à ce problème que la société Andela, tout comme le programme GirlsGoIT, a par exemple développé un programme de formation rigoureux à l’intention des femmes, incluant notamment une formation en développement logiciel spécifique (le codage) et une formation aux compétences transversales (soft skills).

Le troisième obstacle et de loin le plus grand est le manque de modèle. En effet, selon les experts de la Banque Mondiale, si les jeunes femmes et les membres de leur famille ne voient pas d’autres femmes occuper des postes dans le secteur du numérique, il est très difficile pour elles de ne serait-ce qu’envisager la possibilité de s’inscrire à ce genre de formation. En réponse à cet état de fait, la société Andela exige des femmes qu’elle forme et qu’elle met à la disposition d’employeurs acceptent en retour de jouer le rôle de tutrices pour les nouvelles candidates potentielles.

Les obstacles à la participation des femmes à l’économie numérique sont différents de ceux qui les empêchent de prendre pleinement part à l’économie traditionnelle. Mais comme le montrent la société Andela et les programmes comme CodersTrust et GirlsGoIT, ces obstacles ne sont pas insurmontables.

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