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Afrique : les chercheurs qui trouvent, on en trouve de plus en plus

Recherche

Avec seulement 70 chercheurs par million d’habitants, l’Afrique est le continent ayant la plus faible capacité de recherche (voir illustration). Toutefois, une étude de la Banque Mondiale montre que la qualité de la recherche scientifique en Afrique s’améliore.

 

En effet, selon cette étude, entre 2003 et 2012, la production de travaux de recherche dans le domaine des sciences, et technologie de l’ingénierie et mathématiques (STIM) émanant de chercheurs africains a plus que doublé. Toutefois, malgré les progrès enregistrés au cours de la dernière décennie, la fréquence et la qualité de ces publications devront cependant être améliorées. Par ailleurs, Les sciences et technologies de l’ingénierie et mathématiques ne représentent que 29% des recherches scientifiques en Afrique.

Principales conclusions du rapport:

  • La qualité et la quantité de publications scientifiques se sont considérablement améliorées en Afrique Sub-saharienne.

  • Les STIM restent nettement à la traîne dans le choix des domaines de recherche.

  • L’Afrique subsaharienne, en particulier l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, dépendent fortement des collaborations internationales et des programmes d’échanges universitaires pour développer leur production scientifique.

  • Il est essentiel de comprendre les caractéristiques et mécanismes de collaboration scientifique en Afrique pour élaborer une bonne stratégie de développement de la recherche.

Recommandations essentielles :

  • Les gouvernements africains et leurs partenaires au développement doivent redoubler d’efforts pour soutenir la recherche et l’enseignement basé sur la recherche. Cela renforcera le capital humain et permettra aux africains de trouver leurs propres solutions aux difficultés qu’ils rencontrent.

  • Il faut accélérer les mesures visant à augmenter et à améliorer l’enseignement des STIM à tous les niveaux du système éducatif (primaire, secondaire et universitaire) et de la recherche.

  • Les STIM doivent être systématiquement valorisées et développées dans l’enseignement supérieur et la recherche à travers des échanges interuniversitaires, des bourses d’études postdoctorales et un plus fort soutien des entreprises internationales.

  • Les stratégies pour l’enseignement supérieur doivent mieux répondre aux besoins de développement en Afrique. Des mécanismes de financement efficaces doivent être identifiés pour mettre en œuvre ces priorités.

  • Il est essentiel d’intensifier les collaborations internationales, surtout dans le domaine des STIM.

  • Il faut développer les études postdoctorales, y compris à travers des collaborations régionales.

  • Il est nécessaire de maintenir le financement des bourses d’études en Afrique, idéalement selon le “modèle sandwich” afin d’assurer une portée internationale aux travaux scientifiques africains et de rehausser le niveau des études postdoctorales.

Source Banque Mondiale