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Afrique : le ticket d'entrée des TIC en éducation sera Libre

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Face à la rareté des ressources allouées à l’éducation en Afrique, l’option des solutions libres semble aujourd’hui pertinente pour l’intégration des TIC dans les systèmes éducatifs.

Tous les pays de l’Afrique aspirent aujourd’hui à un usage des TIC dans leurs systèmes éducatifs. Mais, l’enthousiasme soulevé par les opportunités offertes par les TIC pour l’amélioration de la qualité des systèmes éducatifs dans ces pays est souvent confronté à la réalité des finances dans la plupart de ces États.

En effet, les budgets alloués au secteur éducation-formation semblent souvent insignifiants par rapport à l’ampleur des besoins dudit secteur. Pourtant, le ticket d’entrée des TIC dans les systèmes éducatifs a un coût qui ne peut être occulté. Considérant la réalité financière de la plupart de ces États, ces coûts pourraient être des freins.

Dans cette effervescente d’intégration des TIC en éducation qui s’empare des pays d’Afrique, il importe pour les décideurs de ces pays de réfléchir à des stratégies pour « cut the bill » afin d’éviter toutes désillusions. Pour ce faire, des pistes de réflexion, expérimentées dans certains pays aussi bien d’Afrique, d’Europe que d’Amérique, ont été évoquées. De toutes ces pistes identifiées, nous en retenons deux majeures :

  • la franche collaboration entre les Ministères de l’Éducation, ceux de la Poste et des TIC, de l’économie et de la Finance; 

  • la mise en place de Partenariats Public Privé incluant surtout des compagnies de téléphonie mobiles locales.

En plus de ces pistes évoquées, les pays d’Afrique ne devraient pas balayer du revers de la main les possibilités offertes par les solutions libres. En effet, nul n’est sans ignorer que l’un des bénéfices majeurs des solutions libres parmi tant d’autres est un certain gain financier. Cet argument financier et bien d’autres ont emmené des pays développés non des moindres (France, Italie, etc.) à porter leur choix sur les solutions libres dans des secteurs aussi divers que l’éducation et la gestion de l’administration publique.

Si ces pays nantis, souvent grands bailleurs de fonds ont opté pour les solutions libres, pourquoi les pays d’Afrique devraient ils s’autocensurer? Par ailleurs, en plus des bénéfices sur le plan financier, l’utilisation des solutions libres en éducation en Afrique aura des bénéfices sur le plan social par la création d’emplois dans les domaines aussi variés que les services, les supports, les contenus et autres.

Comme on peut le remarquer le ticket d’entrée des Tic dans les systèmes éducatifs en Afrique sera Libre. En effet, combinée aux pistes identifiées plus haut, l’adoption de solutions libres pourrait réduire de façon conséquente et significative le coût du ticket pour l’intégration des TIC dans les systèmes éducatifs dans les pays africains. La Tunisie, pays d’Afrique dont l’expérience en la matière est avérée pourrait bien être un exemple à suivre. Il importe que les autres pays d’Afrique au Sud du Sahara puissent aller à l’école de la Tunisie afin de comprendre comment en adoptant les solutions libres, ce pays a pu réussir l’intégration des TIC dans son système éducatif.