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Côte d'Ivoire: e-Education à deux vitesses?

Azoon

A l’état actuel de la mise en oeuvre de la politique e-Education en Côte d’Ivoire, l’on est frappé par l’écart entre ce qui se passe dans les Ministères au niveau de la gouvernance du système éducatif et ce qui se passe au niveau des structures de l’enseignement secondaire et supérieur.

Que ce soit au du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET) ou au Ministère l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), l’on note que les TIC sont de plus  en plus utilisées pour la gouvernance du système éducatif.

En effet, les deux Ministères sont dotés de portail Web et leurs cabinets disposent d’un intranet connecté à Internet. Au MENET comme au MESRS, les inscriptions et réinscriptions se font par le biais des TIC (solution mobile ou solution Web). Le Web est aussi utilisé par les deux Ministères pour par exemple afficher les résultats soit du CAFOP (MENET) soit des attribution de bourses (MESRS). Le MESRS a même mis en place un portail pour les inscriptions pour l’examen du BTS.

A l’opposé, la réalité est moins réluisante dans les structures de l’enseignement supérieur et secondaire.

Au niveau du MENET, la majorité des Directions régionales  ne disposent pas de portail Web et peu sont dotées d’intranet. Les ordinateurs dans les lycées et collèges sont rares à l’exception de ceux offerts dans le cadre de Partenariat Privé Public comme les générations numériques de MTN Côte d’Ivoire. Le MESRS ne fait pas mieux car la majorité des Universités publiques ne disposent pas de réseau intranet, n’ont pas de portail web et n’ont aucun accès à Internet de sorte qu’elles n’ont aucune identité numérique. Le constat fait au niveau de l’équipement est identique à celui que l’on peut faire au niveau de la formation des acteurs. En effet mis à part quelques sessions de formation organisées par le Campus Numérique Francophone (CNF) pour les Universitaires et certaines ONG pour le secondaire, les formateurs du supérieur et du secondaire manquent cruellement de formation TIC.

Tout se passe comme si la politique e-Education est réservée  seulement pour la gouvernance du système éducatif dans les Ministères.Pour éviter une politique e-Education à deux vitesses, il urge que pour la rentrée scolaire 2013-2014 le Gouvernement se penche sérieusement sur les établissements de l’enseignement supérieur et secondaire…