Don't Miss

Côte d'Ivoire: inscription en ligne, l'échec était prévisible

Le Chef de Cabinet du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET) a, au cours d’une conférence animée hier, fait le point de l’opération d’inscription en ligne pour la rentrée 2013. Il ressort des dires du Chef de Cabinet que l’opération est en deçà des attentes du MENET. Selon le quotidien Notre voie dans sa parution du 12-9-13, alors que le MENET s’attendait, à 10 jours de la rentrée, à un taux de 95 à 98%, seulement un peu plus de 50% des élèves ont fait leur inscription en ligne. Le même quotidien d’ajouter qu’au mercredi 4 septembre dernier, 6000 élèves seulement s’étaient inscrits en ligne dans la Drenet Abidjan 3 sur 34.000 élèves que compte cette direction régionale de l’éducation nationale et de l’enseignement technique. Dans la Drenet 4 d’Abobo, moins de 1000, sur plus de 280.000 élèves.

Si à Abidjan, la situation est aussi désastreuse, qu’en est il des zone rurale? Le quotidien Le Jour Plus dans dans sa parution du 12-9-13 est plus catégorique

Aim1

La Une du quotidien Le jour Plus du 12-9-13

Pouvait il en être autrement dans un pays où le taux d’alaphabétisation est en dessous de 50%, le taux de pénétration de l’ordinateur en dessous de 5% (pour les plus optimistes) et le taux de pénétration d’Internet en dessous de 3%?

Assurément NON! En effet, pour pouvoir s’inscrire en ligne, il faut, en plus de disposer d’un ordinateur ayant accès à Internet, savoir lire et écrire et savoir l’utiliser. Comme on le voit, toutes ces conditions ne semblent pas remplies à l’heure actuelle en Côte d’Ivoire. Ainsi, en choisissant l’inscription en ligne, sachant bien que les populations n’ont pas accès à l’outil et ne sont pas formées à son utilisation, le MENET ne pouvait que s’attendre à un tel résultat. Et au lieu de menacer de renvoie les élèves qui ne seraient pas inscrits une semaine après la date du 16 septembre 2013, le MENET gagnerait à faire un bilan critique afin d’adapter sa stratégie à la situation des parents d’élèves mais aussi à la réalité des TIC dans les écoles. Sinon, avec la tournure que prend cette opération d’inscription en ligne, les TIC qui devraient favoriser la scolarisation deviendront un frein à celui-ci.

  • JJ48

    Je pense que beaucoup attend que la vente de cacao commence avant de faire les inscriptions de leurs enfants.

    • Antoine MIAN, Ph.D.

      Lorsqu’on regarde l’état de la sitution dans la ville d’Abidjan, je suis sûre que la ventre du Cacao n’est pas le seul facteur. D’ailleurs le Paysan qui est dans la S/P de Bédiala (34km de Daloa) après la vente de son cacao, comment faire cette inscription vue qu’il n’y a aucun point d’accès à Internet dans la Sous préfecture. Le problème d’accès y est pour beaucoup, je le pense

  • Guigui Farot

    On se croirait dans une parodie de attrape moi si tu peux (inscris-toi si tu peux). Je crois qu’on a un gouvernement qui se démode en voulant être à la mode or il n’est pas question de mode ici. Des inscription de cette taille via Internet? Vaut mieux interner tout le MENET qui prend un cauchemar pour du rêve. On tourne en rond avec ces apprentis « gbakas » devenus ministres.

    • Antoine MIAN, Ph.D.

      Tu as vraiment trouvé me terme approprié! Inscris-toi si tu peux! et j’ajouterai Sinon, je te déclare comme démissionnaire…l’innovation (mal maîtrisée) risque de causer plus de trod

  • Pingback: Généralisation de la délibération des examens de fin d’anné par ordinateur en Côte d’Ivoire - TICEDUFORUM()