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Cote d'Ivoire: la Web Mairie mobilise les communautés pour un web sain

La Web Mairie de Côte d’Ivoire dans le cadre de son programme d’activité a organisé le samedi 23 novembre la première Assise de la Sécurité Informatique Ivoirienne (ASII). Pendant plus de cinq heures, tous les activistes majeurs de la communauté Web (Blogueurs, Développeurs, Hacheurs etc.) ont réfléchi à l’auditorium de la Caisstab à Abidjan Plateau sur les problématiques et les enjeux liés à la sécurité informatique en Côte d’Ivoire.

Ce qu’il faut retenir de cette journée qui nous semble historique, ce n’est pas l’absence remarquée et remarquable des décideurs de ce pays. En effet, seuls le Ministère d’Etat Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et le Groupement des Organisation intervenant dans le TIC (GOTIC) ont envoyé des représentants soutenir l’action de la Webmairie.  Et comme pour paraphraser un proverbe Gouro, les autorités ivoiriennes ont refusé de laver leur propre ventre alors que les acteurs du Web ont pris l’initiative de leur laver le dos.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la Web Mairie de Côte d’Ivoire engage les communautés pour un Web sain à travers des messages à l’endroit du Gouvernement et surtout à l’endroit de toute la société.

Le premier message est que les acteurs du Web avec à leur tête la Web Mairie veulent jouer leur partition pour que les TIC soient des outils de création de richesse en Côte d’Ivoire. Cette prise de conscience était une perche tendue au Ministère des Postes et TIC afin que celui-ci vienne partager le message et la vision du Gouvernement sur la question de la sécurité informatique en Côte d’Ivoire. Parce que l’Etat ne doit pas seulement punir, mais être capable de donner une seconde chance à tous ces fils et filles mêmes ceux qui ont commis des fautes ou des actes illicites.

Le second est un appel et une invitation lancés aussi bien à l’endroit des autorisés que de la société ivoirienne pour avoir un autre regard sur le phénomène des malversations sur le Web dans notre pays. Parce qu’objectivement, comment pouvons-nous blâmer des jeunes qui n’ont eu dans les cybers café d’autres repères que des aînés qui font des malversations sur le Web? Cette vision traduit bien le message lancé par le Président de l’Association des Bloggeurs de Côte d’Ivoire (ABCI) qui a reconnu dans son intervention que les effets des mauvaises pratiques sur le Web ce sont d’importantes sommes d’argent perdues par l’Etat. Et comme conséquence directes, ce sont des milliers d’enfants ivoiriens en âge d’aller à l’école qui se retrouvent dans les rues faute d’écoles. Mais qui a surtout insisté sur le fait que l’Etat, c’est aussi nous activistes du Web. Dans ce sens, c’est à nous aussi de pouvoir aider à notre manière et avec nos armes tous ces jeunes qui s’adonnent à ces pratiques illicites sur le Web. Selon lui, la meilleure manière de le faire est que les bloggeurs et tous les ivoiriens présents sur les réseaux sociaux véhiculent plutôt des messages sensibilisation et d’informations à l’endroit des jeunes et des usagers du Web. Que ces activistes mettent en avant dans leurs productions des exemples de jeunes vivant en Côte d’Ivoire et qui ont réussi grâces au TIC. Par ailleurs, il a insisté sur le fait que les activistes du Web en Côte d’Ivoire devraient désormais se garder de toujours identifier le pays au « broutage ». Parce que comme le dit un adage de Côte d’Ivoire et je cite : « on ne montre pas la route de son village avec la main gauche ». En effet, si nous le faisons ce n’est pas les autres qui l’identifieront autrement.

De cette journée, nous pouvons dire que l’arsenal juridique ne pourra à lui seul venir à bout du phénomène des malversations sur le Web en Côte d’Ivoire. La mobilisation de la communauté toute entière et particulièrement celle des activistes du Web sera un atout très appréciable pour les autorités ivoiriennes.