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Côte d’Ivoire : les statistiques 2014-2015 des grossesses en milieu scolaire

ZG

Le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET) a donné hier sur sa page Facebook les statistiques 2015 sur les grossesses en milieu scolaire. Ces chiffres montrent que malgré la campagne « zéro grossesse » initiée l’année passée par le Ministère, le phénomène persiste et devient encore plus précoce.

Sur la période allant d’octobre 2014 à la mi mars 2015, il a été dénombré dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire de Côte d’Ivoire 5.992 cas de grossesses contre 6.800 cas l’année dernière. Dans les écoles du primaire, ce sont 672 cas qui ont été recensés dont 5 fillettes de 9, 11 de 10 ans, 95 de 11 ans et 559 de plus 11 ans. Au secondaire, il y a 4.250 cas de grossesses, dont une proportion de 23% de jeunes filles de plus de 18ans, 30% dont l’âge varie entre 9 et 15 ans et 47% entre 16 et 18 ans.

Même si le nombre de cas de grossesses en milieu scolaire est en légère baisse par rapport à l’année scolaire 2013-2014, l’on constate que le phénomène est encore persistant et surtout très précoce dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire de Côte d’Ivoire. En effet, l’analyse des statistiques du MENET montre que l’age du premier rapport sexuel des jeunes écolières ivoiriennes se situe autour de 9 ans.

Ces chiffres devraient donc interpellés la communauté éducative afin de donner une réponse adéquate au phénomène des grossesses en milieu scolaire. Et en attendant que le MENET fasse une étude d’envergure nationale afin de mieux comprendre ce phénomène des grossesses en milieu scolaire, il serait indiqué de sensibiliser les élèves aux méthodes de contraception dès l’âge de 9 ans.

  • Rachelle

    Déplorable comme situation. Imaginons un seul instant la perte au niveau national : près de 6000 potentiel dépendant économique qui vont augmenter les taux de dépendance des ménages et donc, de pauvreté; 6000 manque à gagner en terme de création de richesse, etc

  • http://www.ticeduforum.ci BI SEHI ANTOINE MIAN

    Comme tu le dit, la situation est grave mais on a pas encore une vraie idée des mesures prises par le Gouverement pour y faire face

  • Pingback: #Yellocare : MTN va s’investire dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire - TICEDUFORUM()

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  • andré

    Le fléau des grossesses à l’école ne peut reculer que par la sensibilisation des jeunes.
    Be student est une application android qui parle des moyens d’éviter les grossesses précoces:
    https://www.facebook.com/profile.php?id=1628375810742451

    • http://www.ticeduforum.ci BI SEHI ANTOINE MIAN

      Bravooo une très bonne initiative et un bon projet

  • TAWA Netton

    Cher monsieur, le phénomène est vraiment inquiétant. Des statistiques sur le taux de déscolarisation des jeunes filles existent-ils? Peut-on établir un lien sur la grossesse précoce et la déscolarisation de la jeune fille en Côte d’Ivoire?
    Bien cordialement

    • http://www.ticeduforum.ci BI SEHI ANTOINE MIAN

      Bonjour Mr TAWA,
      Des statistiques du MENET peux de chiffres font cas de la descolarisation des jeunes filles. A ma connaissance, aucune étude empirique n’a encore fait de lien tangible en grossesse en milieu scolaire et descolarisation de la jeune fille. Mais dès que j’ai des éléments, je le partagerai sur cet espace…Merci pour votre intérêt

  • Pingback: Nanda et les #YelloCare épisode 2: Y'ello Teenagers()

  • ACEEPCI

    Nul n’ignore l’impact négatif des grossesses sur le cursus scolaire des apprenants notamment les jeunes filles. En Côte d’Ivoire, elles sont mineures, élèves mais déjà mamans. Environ 5 000 cas de grossesses non désirées sont enregistrés depuis 2010. Un chiffre alarmant qui amène les autorités ivoiriennes en charge de l’éducation à prendre des mesures drastiques pour endiguer le phénomène. Selon le Ministère en charge de la question, « ce phénomène touche la quasi-totalité des établissements scolaires depuis une décennie, y compris des écoles primaires. Et près de 40 % de ces jeunes filles ont abandonné l’école ». Le gouvernement ivoirien, conscient de ces facteurs, reconnaît que ces grossesses précoces constituent « un grave problème de santé publique ».
    L’ACEEPCI, Association Chrétienne des Elèves et Etudiants Protestants de Côte-d’Ivoire, structure présent dans plus de 100 lycées et collèges du pays ne veut rester en marge de cette lutte. Conscient de l’ampleur que prendrais ce fléau en cas de dégénération, pour elle-même et pour le pays, elle décide de se lancer dans la bataille. En collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique, elle a organisé une Journée de sensibilisation et de lutte contre les grossesses en milieu scolaire, le mercredi 18 Mars 2015 au lycée classique de Cocody. Cette journée ayant pour thème : ZERO GROSSESSE EN MILIEU SCOLAIRE, QUEL ENJEU POUR L’ECOLE IVOIRIENNE était à sa première édition. Elle à été marquée par la présence du représentant du Ministre de l’Education Nationale, Marraine de la cérémonie, de la représentante du Ministre de la Solidarité, Présidente d’honneur et de bien d’autres partenaires à cette activité qui a enregistré plus de 350 participants.
    L’ACEEPCI n’ a pas voulu s’arrêter à cette Journée mais a continué la lutte par une caravane de sensibilisation durant les camps régionaux tenus pendant la période des congés de pâques 2015. C’était plus de 1 000 élèves tous sexes confondus qui ont été sensibilisés dans 11 localités du pays.
    Avec l’ACEEPCI, structure qui prône l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage à travers son mouvement féminin (MFEMA) et le Département National de Lutte contre le Sida (DNLS), disons :zéro grossesse à l’école !

    • http://www.ticeduforum.ci BI SEHI ANTOINE MIAN

      Merci pour vos actions de sensibilisation des jeunes filles et des jeunes hommes sur le phénomène des grossesses en milieu scolaire

  • AUDE

    je penses que ce phénomène est du au manque d information a la sexualité certes ;les gens regardent des films qui leur conduit a des comportements a risques mais ils ignorent quoi faire après les rapports SEXUELS . L idéal serait qu on mets au moins une assistance sociale dans chaque Établissement enfin que celle ci ,échange sans tabou avec les filles .DANS les ménages, les parents refusent de parler de sexualité avec leur fille ou les filles refusent de dire la vérité a leur mère.

    • http://www.ticeduforum.ci BI SEHI ANTOINE MIAN

      Merci pour tes propositions. Je pense c’est ensemble que nous pourrons le Ministère à bien mener cette sensibilisation

  • D’zabbah d’Angovia N’guessan

    Les Grossesses de tous temps, on a vu. Les choses deviennent
    inquiétantes lorsque la mère est :

    -une
    personne en bas âge

    -une
    élève

    -ou
    encore à la charge des parents.

    Triste,
    faut le reconnaître, c’est vraiment triste.

    Une
    femme a le droit de faire un enfant, mais il faut qu’elle le fasse dans les
    très bonnes conditions. Pour cela il faut qu’elle soit à un âge de maturité, à
    la fin de ses études pour ne pas les freiner et être capable de se
    prendre en charge.

    Les frasques
    dans cette étape interviennent pour ce
    qui nous concerne dans le milieu scolaire.

    En effet, quand la jeune fille est encore sur les bancs, donc à
    la charge des parents, il est inconcevable pour elle et pour son entourage qu’elle
    contracte une grossesse.

    Encore élève, elle n’est pas encore majeur et son corps n’est
    presque pas près à recevoir un autre être en son sein.

    Cette situation crée dans une indignation cher la famille, qui
    la voit comme quelqu’un qui à passé son temps à faire qu’à sa tête.

    Et pour les plus compatissants, une inquiétude car son corps n’est pas totalement
    près à recevoir l’enfant.

    Il va s’ensuivre une série d’évènements qui risquent de mener à
    bien ou à mal l’existence de cette future mère et de son enfant.

    D’abord dans la famille les différentes opinions des uns et des
    autres risquent de créer des chocs, voir de diviser la famille.

    La future mère risque de se voir expulser de cher ses parents
    pour une destination inconnue.

    Si la situation cher certain peu se gérer à l’amiable, les
    autres complications surviennent qu’en à la désignation de l’auteur de la grossesse.

    Il arrive que la jeune fille ne sache pas qui est l’auteur exact de cette grossesse. (Du moins
    ce qu’elle dira à celui qui va lui poser la fameuse question : « Qui
    t’a enceinté ? »)

    De là, naisse toutes sortes de suppositions :

    Est-ce un membre de la famille ?

    Est-ce un jeune du quartier ?

    Est-ce un de ses enseignants ?

    Cette dernière supposition est la plus insensé, puisque l’enseignant
    est là pour donner un savoir et non pour coucher avec l’apprenant.

    Mais il arrive que ce soit le cas.

    Ainsi que ce soit un enseignant du cycle primaire, avec l’innocence
    et la tendre enfance de ses apprenants, ou un enseignant du cycle secondaire
    avec toutes ces jeunes filles dans leurs adolescence naïves, nos très chers
    Maîtres ou Professeurs, pour certains, les sans consciences professionnelles ;
    le mal est d’abuser de nos enfants.

    Si fragiles, si ignorants, ils entrent dans la vie de parents presque
    sans le savoir ou le vouloir.

    Faut que ça change cette manière de se faire plaisir pour l’auteur
    et de vivre neuf mois si durs pour la mère.

    Nous préconisons :

    1-Une implication
    de tous dans l’éducation de nos enfants

    En effet, la pauvreté est la cause première de tous ce qui nous
    arrive.

    -Le parent devient sans le vouloir irresponsable devant ses
    enfants car il a du mal à subvenir à tous leurs besoins, son autorité est mise
    en disgrâce sous son propre toit.

    -les enfants n’hésitent pas à découvrir la vie par leurs propres
    moyens : films, revue, acte sexuel et discussions entre jeunes.

    Nos enfants qu’on le veuille ou pas découvrirons la vie sexuel à
    un âge, selon les statistique de l’année 2015 du ministère de l’éducation
    nationale de Côte d’Ivoire, les grossesses en milieu scolaires parviennent pour
    les plus petit à l’âge de 9ans.

    Ce qui veut dire que la jeune fille voit ses premières règles un
    peu plus tôt soit entre 7ans et 8ans.

    Les parents d’élèves qu’ils soient en campagne ou en ville
    doivent être informés sur la nécessité de suivre de près leurs jeunes filles en
    bas âge pour les aider à se contrôler leurs différents cycles menstruels.

    Il faut le dire sans se cacher ça toujours été un tabou pour
    nous.

    2-L’éducation nationale doit être bien strict avec ses employés

    Faut le dire, les enseignants dans les milieux reculés, qui se
    trouvent être les seuls autorités dans les lieux de fonction, abusent de cette
    autorités. Nous le savons tous et nous fermons les yeux.

    C’est à ces enseignants d’éduquer les apprenants et leur faire
    savoir que l’éducation est la base de toute activité sociale.

    Avoir des rapports sexuels durant son cycle scolaire, risque de
    le freiner ou de l’interrompre.

    Faut que nos enfants, se retiennent et comprenne que le premier le
    rapport sexuel doit arriver après l’âge de 18ans au moins.

    La répétition est pédagogique.

    Pour finir, je crois que chacun de nous avons une part de responsabilité
    dans ce fort taux de grossesse en milieu scolaire.

    Juste une volonté des autorités, permettra d’éradiquer ce phénomène
    dans le cycle primaire et le premier cycle du secondaire car à ces niveaux les jeunes
    filles en majorités sont à un âge si bas.

    D’zabbah d’Angovia

    • Antoine MIAN, Ph.D.

      C’est pourquoi il est important de parler aux enfants sur les méfaits des grossesses précoces à l’écoles

  • ISSA

    QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE SUR LES GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE
    QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE SUR LES GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE
    Bonjour,
    Comme vous, les grossesses en milieu scolaire ivoirien est un phénomène qui nous préoccupe beaucoup et nous aimerions contribuer à son éradication par la mise en place d’un projet qui pourra être soumis à un financement si toute fois il a été apprécié par nos évaluateurs. Alors pour nous aider à réussir le montage de ce projet, nous vous prions de bien vouloir nous apporter vos contributions en cliquant sur le logo google forms et apporter des réponses au questionnaire que nous avions conçu à cet effet.Merci de votre contribution.

    cordialement.

    Kady Keita, Issa Sanou, Qihui Nie et Jocelyn
    Okara, tous étudiants au CERDI(France)

    contact:
    00337 68 38 93 20

    00337 58 34 50 39

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