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Education en Afrique: les filles ne doivent pas être laissées pour compte

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Alors que cette année, la communauté internationale renouvellera son engagement envers la scolarisation des filles en Afrique, il semble important d’en faire un état des lieux. C’est à cet exercice que répond le nouvel outil de données développé par l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU).

Laissé pour compte, l’éducation des filles en Afrique est un outil de production de données sur la question de la scolarisation des filles dans le monde et particulièrement en Afrique. Il a pour objectif de produire les données nécessaires qui permettront de changer la vie des filles sur tout le continent. Cet outil est en lui même une véritable révolution des données pour s’assurer que les pays collectent et utilisent des données plus pertinentes sur la question de scolarisation des filles. En effet, il illustre les avancées réalisées à ce jour, ainsi que les énormes défis qui restent à relever tandis que la communauté internationale œuvre à définir les prochains objectifs mondiaux en matière d’éducation.

Parmi les défis à relever, l’on note :

  • Les conditions d’apprentissages qu’il faut améliorer. Pour les enfants qui sont scolarisés, les mauvaises conditions des salles de classe ont un impact sur l’apprentissage. En moyenne, dans la région d’Afrique Sub Saharienne, trois élèves doivent se partager un manuel de mathématiques. Seules 23 % des écoles ont accès à l’électricité, et un peu moins de la moitié ont accès à l’eau potable.

  • En termes d’infrastructure, les écoles sans toilettes ou avec des toilettes mixtes, constituent un risque sanitaire et sécuritaire pour les filles et un obstacle culturel important qui empêche ces dernières de fréquenter ces écoles. D’après les données de l’ISU, une école primaire sur trois en Afrique ne possède pas de toilettes, encore moins des toilettes réservées aux filles.

  • Aujourd’hui, la région doit créer 2,3 millions de nouveaux postes dans l’enseignement et pourvoir 3,9 millions de postes vacants afin d’atteindre un ratio de 40 élèves par enseignant dans chaque classe. Mais recruter de nouveaux enseignants ne suffit pas. L’Afrique a besoin d’un plus grand nombre d’enseignants qualifiés soutenus et formés pour améliorer leur enseignement. Davantage d’enseignantes sont également nécessaires, car elles incarnent des modèles positifs pour les filles.

Pour plus de lecture Blog de la Banque Mondiale