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Et si le salut des systèmes éducatifs des pays de l'Uemoa venait d'Ebola?

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Les pays membres de l’Uemoa doivent aujourd’hui faire face à l’épidémie de la fièvre Ebola. Trouver une réponse collective à cette épidémie pourrait être un pas positif pour résoudre certains maux des systèmes éducatifs de ces pays.

 

Quels liens peut on établir entre l’épidémie de la fièvre Ebola et les systèmes éducatifs des pays de l’UEMOA? Aucun diront certains et pour d’autre comme moi, il en existe…

 

D’abors, la faiblesse des systèmes éducatifs des pays membres de l’UEMOA rend aujourd’hui difficile le travail de sensibilisation sur l’épidémie de la fièvre EBOLA. En effet, avec une population majoritairement analphabète et souvent illettrée, comment faire passer en un temps aussi court des messages de sensibilisation, généralement rédigés dans la langue d’enseignement (français et/ou anglais), afin de changer des comportements acquis depuis des années?

 

Ensuite la similarité des points de faiblesses qu’on retrouve aussi bien dans le système de santé que le système éducatif de chacun de ces pays de l’Uemo. En effet, d’une façon générale, la crise Ebola met à nu les faiblesses des systèmes de santé de nos pays d’Afrique subsaharienne. Entre autres faiblesses, l’on peut noter:

  • le manque d’infrastructures,

  • le manque de ressources humaines qualifiées,

  • le manque d’équipements,

  • le manque de motivation des ressources humaines.

Ces faiblesses mentionnés se retrouvent bien à l’identique lorsque l’on fait le diagnostique des systèmes éducatifs dans les différents pays de l’Uemoa.

 

En fin, le manque de ressources financières. En effet, comme c’est le cas pour les systèmes éducatifs, chacun des pays membres de l’Uemoa ne dispose pas d’assez de ressources financières pour faire face à l’épidémie de la fièvre Ebola. Même si pris individuellement chacun se targue aujourd’hui d’une croissance à deux chiffres, à la réalité, ces différents pays ne sont pas assez nantis financièrement pour supporter les coûts liés à la lutte contre l’épidémie. Et même pire comme le reconnaît les responsables de la Banque Africaine de Développement (BAD), cette épidémie est aujourd’hui en train d’infecter l’économie de ces pays.

 

Face à ces constats, la réponse à l’épidémie Ebola doit alors être collective et non individuelle. Et ce n’est pas en fermant nos différentes frontières que nos pays gagneront la lutte contre le virus Ebola. En effet comme l’explique de nombreux spécialistes, cette épidémie est transfrontalière et donc la réponse doit donc être coordonnée de façon transfrontalière. Ainsi, pour une lutte efficace contre l’épidémie de la fièvre Ebola, les pays de l’Uemoa devront ensemble trouver et mettre œuvre des stratégies collectives de façon coordonnée.

 

En adoptant une approche communautaire, si les pays de l’Uemoa arrivent à trouver une réponse collective à l’épidémie Ebola, ils auront fait un grand pas pour trouver une réponse collective aux maux qui minent les systèmes éducatifs de ces différents pays. En effet, nous devons aujourd’hui considérer la lutte pour la qualité de l’éducation dans les pays de la zone Uemoa comme une question transfrontalière. Comme dans le cas de de la lutte contre la fièvre Ebola, les défis des systèmes éducatifs sont identiques dans ces pays et c’est en mettant en commun leurs efforts qu’ils pourront trouver des solutions collectives aux maux qui minent leurs systèmes éducatifs respectifs.