Don't Miss

Explosion des frais universitaires en Côte d'Ivoire: les réseaux sociaux sonnent la révolte

Lors d’une conférence publique, les Présidents des trois Universités publiques de la Côte d’Ivoire (Université de Cocody, d’Abobo-Adjamé et de Bouaké) ont porté à la connaissance des étudiants et des parents d’élèves les nouveaux frais d’inscription. Alors que l’étudiant ne déboursait que 6000 f CFA pour son inscription, les nouveaux frais ont été fixés à 100 000 f CFA pour la Licence, 200 000 f CFA pour le Master et 300 000 f CFA pour le Doctorat.

L’annonce de ces montants a donné lieu à des débats houleux, passionnés et passionnants sur les réseaux sociaux principalement Twitter et Facebook. De ces débats, un consensus s’est dégagé sur l’idée de la fixation des nouveaux frais d’inscription à l’université. En effet, pour tous, les parents d’élèves devraient participer un peu plus dans la formation de leurs enfants dans les Université publiques.

Mais les discussions achoppaient sur les montants fixés par les Présidents des Universités. Deux tendances se sont dégagés sur ce sujet. Certains étaient favorables à cette augmentation des frais d’inscription et auguraient que des parents payaient des montants encore plus élevés dans les universités privées.  En revanche, pour une grande majorité, cette explosion des frais universitaires ne se justifiait pas car  ne tenant pas compte des réalités sociales, économiques et même politique de la Côte d’Ivoire qui sort d’une longue période de crise.

La fronde des réseaux sociaux contre l’augmentation des frais qui a eu des échos dans la société Ivoirienne semble avoir porté. En effet, le Gouvernement a décidé au cours du conseil des Ministres du vendre 1er Août 2012 de suspendre  la décision des Conseils d’augmenter les frais d’inscription pendant 3 ans.

Espérons que le Ministère de l’Enseignement Supérieur mettra ces trois années à profit pour engager un dialogue de fond sur les Universités publiques avec les acteurs du Système de l’Enseignement Supérieur Ivoirien.

En attendant, les animateurs des réseaux sociaux de la Côte d’Ivoire veillent au grain…