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Femmes et métiers du numérique : six facteurs qui expliquent la faible attractivité de l’écosystème

La question l’égalité professionnelle et de la représentativité des femmes dans les métiers du numérique est aujourd’hui d’actualité. Une étude menée en France par Syntec Numérique, le syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, relève six facteurs majeures qui explique la faible attractivité de l’écosystème.

L’objectif de l’étude menée auprès de lycéennes, étudiantes, salariées et entreprises de la Branche (Numérique, Ingénierie, Études et Conseil, Métiers de l’évènement), était de comprendre les freins rencontrés, les motivations spécifiques des jeunes filles et femmes, leur opinion qu’elle soit favorable ou défavorable envers ces métiers, et ainsi faire évoluer la représentativité des femmes dans le numérique. L’enquête fait apparaître un taux de féminisation de 33% dans le secteur du numérique, contre 53% tous secteurs confondus.

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Cette enquête recense notamment six facteurs majeurs qui expliquent la faible attractivité de l’écosystème

  • une image de la société fortement sexuée : le numérique est généralement assimilé à un secteur « masculin » et les clichés de longue date tendent à perdurer ;
  • une vision des études scientifiques limitée aux mathématiques : cette matière est en effet perçue comme assez difficile par les jeunes, qui pensent que les métiers du numérique ne leur seront accessibles qu’à la condition d’exceller dans ce domaine ;
  • une vision stéréotypée de certaines filières de formation (par exemple, le Bac technologique ou scientifique est encore perçu par nombre de personnes – tant jeunes que prescripteurs – comme une filière réservée aux hommes) ;
  • une méconnaissance des débouchés du numérique et de l’ingénierie : les jeunes et les femmes en particulier ne perçoivent pas l’intérêt du produit final des entreprises (un objet connecté, une application mobile, un site internet…) et réduisent donc leurs missions à certaines idées reçues, telles que « faire des lignes de code » ou « bidouiller derrière son ordinateur » ;
  • une ignorance des métiers de la branche : seule la moitié des lycéennes interrogées connait les différentes familles de métiers du numérique et de l’ingénierie ;
  • une méconnaissance des entreprises qui constituent l’écosystème : les grandes entreprises clientes sont bien identifiées par le grand public, alors que les entreprises de la branche, qui sont des prestataires de services, le sont très peu.