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La technologie blockchain et son potentiel en éducation

A l’origine du réseau monétaire Bitcoin, beaucoup d’acteurs envisagent utiliser la technologie Blockchain pour d’autre cas que la monnaie numérique. C’est ainsi que le secteur l’éducation s’intéresse à cette innovation pour l’authentification des diplômes.

La Technologie Blockchain

Créée en 2008 par Satoshi Nakamoto, la blockchain, selon le site blockchainfrance.fr, est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Elle constitue une gigantesque base de données sécurisée et distribuée qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs. Un blockchain public est « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable. Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

Blockchain

Son potentiel en éducation : la lutte contre la fraude sur les diplômes

Pour le site letudiant.fr, lengouement du secteur de l’éducation pour la Blockchain répond à un besoin de juguler la fraude en certifiant les diplômes. En effet, 86% des recruteurs américains constatent régulièrement des fausses déclarations dans les candidatures reçues. En France, les établissements reconnaissent volontiers être de plus en plus sollicités par les entreprises.

De façon pratique, à partir du PDF d’un diplôme, une empreinte numérique est créée. Cette empreinte, cryptée, va être enregistrée dans une transaction au cœur de la blockchain. Stockée dans une « brique » numérique, elle sera datée et verrouillée grâce à une clé de signature, propre à chaque établissement. Une fois l’empreinte numérique inscrite dans la chaîne par les établissements ou leurs prestataires, à charge ensuite aux étudiants de communiquer cette empreinte aux recruteurs. Ces derniers pourront accéder à l’information via des explorateurs de blockchain.

Les premiers à l’expérimenter sont la centaine d’élèves ingénieur diplômé de l’École Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) en France qui depuis le 31 mars 2016 peuvent inscrire sur leur curriculum vitae un identifiant composé de chiffres et de lettres. En plus de l’ESILV, l’École d’informatique Holberton School, installée dans la Silicon Valley proposera ses premiers diplômes certifiés dans un peu plus d’un an. Les futurs recruteurs pourront se rendre sur Internet et vérifier en quelques minutes la véracité des informations contenues sur le CV de ces étudiants.

En plus de ces deux établissements pionniers en la matière, des géants de l’industrie des TIC tels que IBM et Sony se lancent aujourd’hui dans la certification via blockchain. Ainsi Sony, le géant japonais de l’électronique a annoncé en février 2016 le lancement d’une plateforme basée sur la blockchain pour partager des données liées à la formation (dossiers scolaires, par exemple). Prévue pour 2017, l’application sera testée dans le cadre du concours de mathématiques qu’organise chaque année la société, Global Math Challenge.

Des obstacles à surmonter

Il est vrai que la révolution blockchain à d’énormes potentialité en éducation surtout en ce qui concerne la lutte contre la fraude sur les diplômes. Mais il faut se garder de crier très tôt victoire car selon un blog de lemonde.fr, la technologie est encore balbutiante et pose de nombreuses question techniques et éthiques. Sur le plan technologie a un certains nombres de limites dont la première est le volume, la seconde la lenteur et la troisième sa consommation en énergie. De plus le nombre de transaction pouvant être validées simultanément dans un même bloc est plafonné. A ce jour, la blockchain se trouve dans un vide juridique total. Ce qui soulève des questions qui relèvent de l’éthique dans le domaine des liberté.