Don't Miss

Le BAC pour l'entrée au CAFOP: une chance d'emploi pour des Bacheliers

Le Conseil des Ministres du mercredi 10 octobre 2012 a adopté une communication relative au relèvement du niveau de recrutement des Candidats au Concours Direct d’entrée dans les Centres d’Animation et de Formation Pédagogique (CAFOP), session 2013. Désormais, seuls les candidats titulaires du Diplôme du baccalauréat de l’enseignement secondaire seront autorisés à concourir à l’entrée dans les CAFOP.

Selon le communiqué du conseil, cette réforme permettra, entre autres ;

  • de relever le niveau de formation des formateurs de l’enseignement préscolaire et primaire de la Côte d’Ivoire,
  • de donner aux apprenants une formation de qualité, et de relever le taux de réussite dans l’enseignement préscolaire et primaire Ivoirien.

En plus de l’amélioration de la qualité du système éducatif Ivoirien, cette réforme devrait avoir des retombés positifs sur le plan social, car elle donne une chance à des milliers de  jeunes Ivoiriens issus de toutes ces générations de bacheliers d’avoir un emploi stable. En effet, connaissant le besoin du système éducatif Ivoirien en enseignants, par ce relèvement du niveau de recrutement, le Gouvernement donne ainsi la possibilité à un plus grand nombre de bacheliers d’accéder au CAFOP.  Aujourd’hui, être admis au concours direct d’entré au CAFOP garanti un emploi d’instituteur à la fin d’une année de formation. Ce premier emploi de fonctionnaire de l’état garanti à son tour une certaine indépendance financière qui peut ouvrir des possibilités de  formation continue.  Cette possibilité de formation continue favorisée par  ‘la formation tout au long de la vie‘ prônée dans la réforme  LMD peut donner lieu à des diplômes Universitaires et donc des profils de carrière. Ainsi, comme on le constate, aller au CAFOP n’est pas synonyme d’abandonner un rêve universitaire, mais plutôt une façon de mieux reculer pour mieux sauter. Tout est juste une question de volonté et de vision…

Au vu et au su du nombre de diplômés issus de nos universités et grandes écoles qui sont au chômage,  cette réforme semble une aubaine.  A  l’heure des choix pour une orientation après le BAC, il nous semble important de relever cette opportunité. Ainsi, au lieu de vouloir coûte que coûte faire une grande école ou l’Université avec un avenir (souvent)  incertain, les bacheliers et leurs parents proches devraient bien analyser la réalité du terrain  et juger à sa juste valeur cette porte ouverte.

 

  • http://twitter.com/MIANSEH Antoine MIAN, Ph.D.

    Cet article a été repris par le journal Fraternité Matin dans sa version papier du 20/10/12 et aussi dans sa version en ligne sur http://www.fratmat.info