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Le cercle vicieux des réformes dans l'éducation en Côte d'Ivoire

Les réformes dans le secteur de l’éducation en Côte d’Ivoire semble installer dans un cercle vicieux. En effet, à chaque séminaire ou atelier sur la problématique, les mêmes questions reviennent et elles restent toujours sans réponse. De sorte qu’au sortir d’un séminaire ou l’on pensait avoir des avancées, on se rend compte de l’énormité du GAP.

Du côté du Gouvernement, la main reste toujours tendue vers les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). En effet, nos besoins en éducation sont immenses au regard de nos infimes moins. Et cette main est tellement tendue que le Gouvernement ne semble même plus capable de financer sur fonds propres des séminaires dont le budget ne dépasse guère 1500 000 FCFA (!). Ainsi, des points importants approuvés de commun accord avec les PTF, pour la mise en oeuvre des réformes restent au stade de Termes de Références rédigés et déposés auprès des même PTF.

Du côté des Partenaires Techniques et Financiers, le discours reste le même. En effet, ceux ci attendent toujours, un retour du Gouvernement sur des points d’accords validés mais qui peines à être mis en oeuvre faute de moyen.

Comme conséquences de ce cercle vicieux, l’on constate souvent des retards pour la signature de certaines conventions de partenariat avec les PTF pour la mise en oeuvre des réformes.  Un proverbe de chez nous dit et je le cite:  lorsqu’on te lave le dos, il faut s’aider soi même en se lavant le ventre. Notre pays la Côte d’Ivoire doit s’aider à se laver le ventre pendant que les PTF veulent lui laver  le dos…

  • Antoine T

    Les raisons? Le projet le plus abouti concernant le système éducatif dans son ensemble a été le PNDEF adopté en 1997. Une analyse systémique et complète qui, pour la première fois amorçait la problématique de la formation en CIV de façon globale. Et, comme il a été dit dans cet article, la CIV s’est tournée vers les PTF Bilatéraux et multilatéraux). Des financements importants ont donc été mobilisés dans ce sens. Mais on a constaté la faiblesses des décaissements et, avec l’environnement politique de l’époque (Début des troubles en 1990 et coup d’état en 1999 et la suite) due, la plupart du temps à la faiblesse de formation des acteurs aux systèmes de gestion des crédits multilatéraux (BAD, BM, etc..), à l’important turn-over des ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui s’accompagne toujours de grands chamboulements des équipes. Une des réflexions à lancer est la mise en place postes susceptibles de faire l’objet de changement lorsqu’un ministre est nommé, mais surtout de développer une administration de l’éducation, compétente formée à l’ENA et une mutualisation d’un certains nombre de ressources. De sorte que, qlq soit les remous, l’administration, stable, continuent de travailler selon ds objectifs communs et des indicateurs internationaux.

    • http://twitter.com/MIANSEH Antoine MIAN, Ph.D.

      Un point de vu tres pertinent d’une personne au fait des réalisés du secteur de l’education formation de côte d’ivoire.