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Les 19 Centres d'Excellence Africaines financés par la Banque mondiale

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La Banque mondiale va financer 19 centres d’excellence au sein d’universités localisées dans sept pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, pour une enveloppe de 150 millions de dollars.

Ce projet phare de Centres d’Excellence Africains (CEA), sera financé par des crédits de l’Association Internationale de Développement (IDA) dans huit pays. Le Nigéria se taille la part de lion en bénéficiant de 70 millions de dollars pour dix (10) Universités sélectionnées. Le Ghana, 24 millions pour trois(3) Universités et le Sénégal, 16 millions pour deux (2) Universités sélectionnes. Le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun et le Togo recevront chacun 8 millions pour une (1) Université sélectionnée. La Gambie bénéficira quant à elle d’un crédit de 2 millions de dollars et d’un don de 1 million de dollars pour permettre à des étudiants, des enseignants et des fonctionnaires d’accéder, notamment via des formations de courte durée, à l’enseignement supérieur à travers les 19 CEA.

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Les 19 centres d’excellence africaines (Source, BM)

Deux constats se dégagent à la lecture de cette liste. Le premier est la nette domination des Universités des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest avec 13 centres d’excellence sur 19. Le second est l’absence remarquable des Universités de certains pays d’Afrique de l’Ouest francophones. En effet, comme dans le University Web Ranking 2014, le Mali, la Guinée, le Niger et notament la Côte d’Ivoire ne figurent pas parmis les pays bénéficiaires. Cet état de fait est il le fruit d’un manque de pro activité de la part de ces Universités? Cette question mérite d’être posée surtout que les Universités sélectionnées l’ont été après avoir répondu à un appel d’offre qui a été publié en son temps sur le site de l’Association des Universités Africaines (AUA).

A noter que l’objectif des CEA est de doter les étudiants du continent de compétences scientifiques et techniques de pointe. Ainsi, ces centre vont permettre aux pays d’Afrique de faire face aux graves pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs en plein essor comme les industries extractives, l’énergie, l’eau et les infrastructures, mais aussi la santé et les télécoms. Ils vont aussi permettre de relever la proportion de chercheurs dans la population active pour la recherche et le développement (R&D), afin que l’Afrique puisse forger ses propres solutions en matière de recherche et d’innovation et s’atteler à ses défis de développement.

Pour plus de lecture sur les CEA Banquemondiale.org