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L'ordinateur dans la classe: mon expérience BYOD

En Afrique, beaucoup de formateurs en TIC ont souvent été confrontés comme moi au problème de l’indisponibilité d’ordinateurs dans la classe pour la bonne conduite du cours. Je voudrais partager ici une parade que j’ai essayé depuis trois années dans deux grandes écoles de la Côte d’Ivoire où je dispense des enseignements (initiation à Access dans l’une et initiation à VB6.0 dans l’autre).

Généralement dans les grandes écoles, les étudiants surtout des filières informatiques disposent d’équipement informatique personnel de bonne qualité. Alors l’idée que j’ai eu est de les encourager à vernir au cours avec leurs ordinateurs portables personnels. Cette tendance en éducation qu’on nomme le BYOD (Bring Your Own Device) a deux avantages:

-Les apprenants qui débutent des TP en classe sur leurs ordinateurs portables peuvent le poursuivre une fois chez eux à la maison sans beaucoup de désagréments.

-Dans les salles de classe souvent surpeuplées, cette approche permet de libérer des ordinateurs de sorte que tous les étudiants ou en tout cas un grand nombre puissent toucher l’outil informatique et pratiquer ce qu’ils apprennent au cours.

Mais tout ceci ne peut réussir sans un minimum d’encadrement. Par exemple, j’exige de mes étudiants qu’ils respectent l’environnement de la classe. Ainsi, tous les ordinateurs personnels doivent couper les volumes et aucun accès internet n’est autorisé sauf quand je le juge nécessaire. De plus, s’ils doivent travailler avec un logiciel particulier par exemple, je prends attache avec la direction des établissement afin que des techniciens les installer sur leurs postes. Pour ce faire je précise toujours le système d’exploitation. Une dernière chose que je pourrais conseiller (mais que je n’ai pas encore fait parce les administrations ne sont pas exigent la dessus) c’est l’identification par l’administration des ordinateurs personnels avec lesquels les apprenants viendront. Cette identification peut favoriser un climat de confiance entre l’administration et les apprenants.

Quoi qu’il en soit, depuis trois années que je pratique le BYOD avec mes étudiants, je puis dire que le résultat est satisfaisant.