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LYCÉE MUNICIPAL DE BROBO: TENTATIVE DE PROLONGATION DES CONGÉS AVORTÉE

C’est ce matin, vers 9h que trois individus (élèves?) ont pénétré l’enceinte de l’établissement avec un sifflet qu’ils ont tout de suite mis à l’exercice.

Ils entrent dans des salles de classes et se mettent à siffler, empêchant les enseignants de continuer les cours commencés.

Les élèves eux, bien que sortis des salles, ont plutôt le visage impassible. Une attitude peu inhabituel mais pas étonnant pour nous vu la campagne de sensibilisation menée auprès d’eux tout le long du 1er trimestre. Cette campagne a consisté à comprendre aux élèves les conséquences (négatives) de l’anticipation sur les congés scolaires. L’année scolaire dernière par exemple, les résultats du BEPC ont été presqu’une catastrophe en comparaison de ceux des cinq années précédentes. Le pourcentage d’admission au BAC avait lui aussi baissé, sans compter les nombreuses exclusions dans les classes intermédiaires pour rendement très faible. Sur 74 élèves en 2nde C, seuls 23 avaient pu obtenir plus de 10 de moyennes, tandis que presqu’autant n’avaient pu avoir 8,50 pour redoubler (pas même de bilan scientifique positif).

Et l’attitude de nos élèves ce matin nous laisse voir qu’ils ont compris et ont pris conscience du fait que le calendrier scolaire tel qu’élaboré par la tutelle n’est pas une sanction à eux infligée, au contraire.

Ainsi, les gendarmes arrivés une vingtaine de minutes après le début des coups de sifflets, n’ont pas eu fort à faire. Et les « siffleurs » se sont évanouis dans la nature à la vue de ceux-ci.

Finalement, le Président du Conseil Scolaire des Délégués d’Élèves (CSDE) a demandé à ses camarades de regagner les classes. Ce qui a été fait presqu’automatiquement.

Les cours sont donc effectifs au Lycée Municipal de Brobo, DREN Bouaké 1.

Comme on peut le voir, si les élèves dans nos établissements sont disposés à continuer ou à reprendre les cours selon le cas, aucune personne extérieure ne pourra y semer le désordre. C’est donc sur les nôtres que nous devons agir en amont. Et les moyens doivent être pleinement donnés aux Chefs d’Etablissements pour endiguer ce fléau ; le discours de madame la Ministre a ainsi contribué à éviter cette nième perturbation des cours. Il faudra peut-être aller plus loin que le discours pour prévenir ces « grèves ».

Doh Koué