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MA COMPLAINTE SUR L’EDUCATION IVOIRIENNE

En projet des sillons de l’avenir

Avec un zèle qui donne des ailes

Main sur le cœur dans ce sacerdoce

Pour sortir du candide une humanité

Par l’éducation de ses pulsions çaïennes

 

Sur le chemin du savoir

A la recherche de soi pour demain

La tête vide de toute passion cogitative

Le corps enlevé par la folie puérile

Revigoré par le houra de la Res-publika

 

L’éducation qui nie toute éducation

Philanthropie qui proclame la barbarie hobbesienne

Où le mouvement dialectique enfonce la tête

Pour un refus de toute élévation idéale

Tant ébloui par le mirage des ombres cavernicoles

 

Qui crie

 

« Nous voulons des vacances et non le savoir

Nous les voulons même si nos notes gisent

Nous voulons la fête et savourer le Savoie

Peu importe, que l’avenir s’annoncent gris

Que demeurent inoubliables nos cris sauvages »

 

L’école aristotélicienne rampe en terre éburnéenne

Assurément, son futur s’émerge avec gloire

A coups de gourdins et couteaux microbiens

Sifflets disputés aux arbitres de sports

Nul doute, tous passent à travers l’éducation

 

Yeux remplis de larmes tranchées à la lame

Scrutant un horizon borgne et perclus

Où les cieux s’afficheront sous la terre

A coup sûr, le cerveau montera dans le tibia

Et les narines se raviront à l’éviction

 

Drôle de société

En ébullition sur le feu de cuisine

Bientôt servie sur un plateau de dent d’éléphant

Infectée de microbes qui la précipite

Déjà bien enfoui dans le système de défense

 

Hélas, pourra-t-on éviter la noyade ?

 

Doh Koué