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Tic en Education en Afrique : le financement africain est possible

ICTAfriqueLa question fréquemment posée lorsque l’on aborde l’intégration des Tic en Education dans les pays africains est celle du financement. Cette préoccupation, même si elle est légitime du fait de la rareté des ressources au niveau des Ministère de l’éducation, peut être surmontée. En effet, des expériences partagées pendant les trois jours du Forum ministériel des Tic en Education (Tunis: 9 au 11 décembre 2013), il ressort que deux sources de financement parmi tant d’autre peuvent être explorées :

Au niveau des Ministère chargé des questions des TIC, c’est le cas par exemple au Portugal où le financement du plan Tic en Education a été fait en partie avec les fonds provenant de la vente de la licence 3G. Tout comme au Portugal, la politique Tic en Education de la Tunisie est financée en grande partie par le Ministère des Tic et des Postes. Ces deux exemples ne sont pas isolés car on les rencontre au niveau de certains pays de l’Amérique latine. Ainsi dans les pays d’Afrique, la vente des futures licences 4G, des fréquences de télévisions numériques à un degré moindre pourraient être des sources de financement des TIC en éducation. En plus de ce Ministère, celui des Mines et de l’Energies, celui de l’Economie et des Finances pourraient mettre en place des taxes particulières pour le financement des Tic dans l’éducation.

Au niveau des Partenariats Publics et Privés (PPP), c’est le cas du Portugal, du Liban, de la Tunisie où la mise en œuvre du Plan Tic en Education a été faite avec des partenaires privés aussi bien locaux qu’internationaux. Ce type de partenariat a été évoqué dans le cas de certain pays d’Amérique du Sud et d’Afrique tels que le Sénégal, le Kenya et le Burkina Faso. Ces pays d’Afrique ont été assistés par l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA) pour la mise en place de PPP dans le cadre de leur politique TIC en Education. L’importance des PPP dans ce cas présent est crucial car seuls, nos pays ne pourront pas réussir leurs politiques Tic en Education.  De plus, un tel partenariat donne un cadre formel de collaboration entre le secteur privé et l’Etat sur la question vitale de l’éducation. C’est le lieu d’encourager les Etats et le secteur privé à aller au-delà des relations classique (Client-Vendeur) et de penser à une collaboration franche dans la conception et la mise en œuvre des politiques TIC en éducation. Pour être viables et productrices d’emplois et de revenus, ces PPP doivent aboutir à la mise en place d’un écosystème qui encourage et favorise l’entrepreneuriat local. Un tel écosystème avec une bonne présence d’entreprises locales, de multinationales et basé sur un modèle économique viable participe à la durabilité de l’intégration des Tic en Education.

Comme le on le voit bien, il est tout à fait possible que nos pays financent aujourd’hui avec des fonds propres leurs politiques Tic en Education. Tout dépend comme l’a mentionné un conférencier de la vision politique et du leadership pour le secteur de l’éducation et de la formation.